First channel dedicated to the science of Psychonutrition.
Psychonutrition is the study of the influence of diet, fortified foods, and nutrients on mental health (anxiety, depression, sleep disorders, attention disorders...).
I am a researcher in psychonutrition with a PhD in neuroimmunopharmacology.
Important: I do not offer consultations or make recommendations for practitioners or brands. To learn more about psychonutrition, the science of the influence of diet and nutrients on mental health, you can:
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Let's move forward together
Dr. Guillaume Fond
Dr Guillaume Fond
Votre cerveau suit un processus biologique précis lorsqu'il se recharge en nutriments essentiels. Certains effets se manifestent dès les premiers jours, d'autres se déploient progressivement sur plusieurs semaines.
Dès les premiers jours
CONCENTRATION • CALME
Les effets des extraits de feuille de thé titrés en théanine s’expriment. Certaines personnes vont avoir un effet stimulant prédominant (concentration) et vont préférer le prendre le matin et/ou le midi, d’autres vont avoir un effet de calme et de relaxation prédominant et préféreront le prendre en fin de journée. Ces effets dépendent de la balance glutamate/GABA propre à chaque cerveau.
Durant le premier mois
SYSTÈME IMMUNITAIRE • PROTECTION CONTRE LE STRESS OXYDATIF
Retour progressif à un fonctionnement normal du système immunitaire (vitamine D), protection contre le stress oxydatif (zinc, B2). Ces changements discrets peuvent se traduire par moins de rhumes, moins de fatigue, plus de motivation.
Dès le second mois
MÉTABOLISME ÉNERGÉTIQUE ET GLUCIDIQUE • RÉGULATION HORMONALE
Retour progressif à un métabolisme énergétique (B6 B12), glucidique, protéique (zinc) et hormonal (B6) normal. Les membranes du cerveau se rechargent progressivement en DHA.
À partir du troisième mois
RÉGULATION DES ÉMOTIONS • SOMMEIL • MÉMOIRE
Retour progressif à des fonctions psychologiques (B6 B9 B12) et cognitives (zinc) normales, incluant une meilleure régulation des émotions, une meilleure concentration, une meilleure mémoire, un meilleur raisonnement et un meilleur apprentissage. Les effets des extraits de feuilles de thé titrés en théanine contribuent à un sommeil physiologique. Les membranes des neurones atteignent leur niveau optimal en DHA.
La régularité et la persévérance font toute la différence. Laissez votre cerveau se recharger à son rythme, et observez les changements se mettre en place progressivement. Certains seront subtils, d'autres plus marqués, mais tous contribuent à créer un environnement nutritionnel optimal. C'est dans la durée que les bénéfices les plus significatifs se révèlent.
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7 months ago | [YT] | 106
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Dr Guillaume Fond
Interview réalisée pour le média belge "Le Vif"
Dans son ouvrage Bien nourrir son cerveau (éd. Odile Jacob, 2025), le Dr Guillaume Fond liste les nutriments qui aident à lutter contre le stress, l’anxiété, la dépression et le déclin cognitif. Le psychiatre, docteur en biologie cellulaire et moléculaire et chercheur en psychonutrition revient notamment sur les propriétés des oméga-3.
Il rappelle tout d’abord que les cerveaux dénutris sont soumis à un vieillissement accéléré, qui se traduit par une augmentation de la dépression et de la démence, quatrième cause de décès chez les personnes âgées.
La diminution du taux de DHA (acide docosahexaénoïque), un lipide de la famille des oméga-3 particulièrement concentré dans l’amygdale et l’hippocampe, serait l’un des principaux accélérateurs du vieillissement du cerveau. Or, ce taux est 27% plus bas chez les personnes présentant un déclin cognitif et une démence d’Alzheimer, ce qui suggère qu’il pourrait jouer un rôle dans cette pathologie.
«Le DHA améliore la circulation du sang dans le cerveau, réduit l’inflammation et atténue la formation et l’agrégation des plaques amyloïdes, de petites plaques qui se posent dans le cerveau et détruisent progressivement les neurones dans la maladie d’Alzheimer. Le DHA améliore également les capacités d’apprentissage pendant le vieillissement».
Si les omega-3 sont à ce point protecteurs, pourquoi ne sont-ils pas systématiquement proposés en cure aux seniors, à tout le moins à ceux qui sont plus susceptibles d’être atteints de démence?
En raison d’un principe de précaution institutionnel appliqué à l’ensemble des compléments alimentaires, répond le Dr Fond. «Mal employés, ils peuvent entraîner des effets indésirables, mais une alimentation déséquilibrée en entraîne tout autant et touche aujourd’hui une part croissante de la population. Le résultat est un statu quo plus idéologique que scientifique».
Pour le spécialiste en psychonutrition, «viser deux à trois portions hebdomadaires de petits poissons gras nourrirait correctement le cerveau, mais les limites écologiques, logistiques et toxicologiques rendent cet objectif difficile à atteindre pour des milliards d’êtres humains. Les apports en oméga-3 des poissons d’élevage ont diminué avec l’évolution des filières d’alimentation, la contamination croissante par le méthylmercure, les microplastiques, les PFAS et certains métaux pèse dans la balance bénéfices-risques, et la recommandation nationale actuelle de ne pas dépasser une portion hebdomadaire de poisson gras ne couvre pas les besoins cérébraux».
Pour les professeurs Schulz et Laureys, miser sur les compléments alimentaires pour éviter le déclin cognitif ou améliorer sa mémoire n’est pas forcément un bon réflexe, en raison de cette balance bénéfices-risques mais surtout parce qu’«aucune supplémentation ne produit d’effets miracles». Les deux neurologues plaident plutôt pour un rééquilibrage alimentaire privilégiant l’apport en vitamines, en légumes frais, en poisson et une bonne hydratation.
«Dans une approche moderne de santé publique, il devient cohérent de promouvoir l’amélioration de l’assiette et, en parallèle, d’organiser un accès simple à un DHA d’origine algale de qualité, à des doses nutritionnelles, pour les publics qui ne peuvent ou ne veulent pas consommer suffisamment de poissons gras, y compris ceux à risque accru de déclin cognitif», argumente Guillaume Fond.
La solution «la plus rationnelle et soutenable», estime-t-il, est d’ «assurer l’apport en DHA par des huiles d’algues contrôlées, tracées et purifiées, déjà considérées comme sûres au point d’être intégrées aux laits infantiles biologiques. Cette voie contourne les goulots d’étranglement écologiques, évite la bioaccumulation des contaminants, standardise les doses et rend possible une prévention nutritionnelle large à faible risque».
7 months ago | [YT] | 88
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Dr Guillaume Fond
Savez-vous que près d’un tiers des personnes de plus de soixante-cinq ans développent une carence en folates, une vitamine essentielle à la formation des globules rouges et à la production de nos neurotransmetteurs ? Cette déficience accroît le risque d’anémie macrocytaire et peut contribuer à un déclin cognitif silencieux, même en l’absence de symptômes évidents.
Il n’est pas nécessaire de doser systématiquement les folates chez tous les seniors, mais il est crucial de cibler les personnes présentant une anémie inexpliquée, des troubles de mémoire ou de l’attention, ou des signes de malabsorption. Dans ces cas, un bilan précis permet d’identifier les carences et de prévenir leurs complications.
Pour couvrir vos besoins en vitamine B9, privilégiez les légumes verts feuillus et les légumineuses, qui offrent des apports significatifs : pensez à consommer vos épinards, asperges ou lentilles de préférence crus ou cuits à la vapeur pour préserver les folates sensibles à la chaleur et à l’eau. Si la mastication ou la déglutition pose problème, optez pour des textures moulinées ou finement mixées afin de garantir l’absorption optimale de ces nutriments.
L’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) recommande un besoin moyen en folates équivalents alimentaires de 250 µg par jour pour un adulte, ce qui correspond à environ 150 µg de 5-MTHF, la forme active de la vitamine B9 capable de franchir la barrière hémato-encéphalique. En cas de supplémentation, associer le 5-MTHF aux vitamines B6 et B12 améliore le métabolisme de l’homocystéine et potentialise l’efficience des traitements antidépresseurs, notamment les ISRS, en raccourcissant leur délai d’action et en augmentant les taux de rémission.
Une méta-analyse récente confirme qu’une supplémentation en folates réduit significativement la sévérité des symptômes dépressifs, améliore l’humeur et diminue l’anxiété et l’irritabilité. Les folates jouent un rôle clé dans le cycle de méthylation, fournissant des groupes méthyle indispensables à la synthèse de la sérotonine, de la dopamine et de la noradrénaline, tout en régulant l’homocystéine et la méthylation de l’ADN neuronal.
En prévention chez les seniors, qu’ils vivent à domicile ou en EHPAD, combinez un régime riche en folates, des compléments ciblés—oméga-3, vitamine D, MTHF, B6-B12, zinc, probiotiques—et des dépistages réguliers. Organisez des ateliers culinaires adaptés et proposez des menus variés (purées d’épinards, soupes de légumineuses et salades avec textures ajustées) pour maintenir le plaisir de manger et préserver l’autonomie de chacun.
Quelles stratégies utilisez-vous pour intégrer davantage de folates dans l’alimentation de vos proches seniors ? Partagez vos astuces et retours d’expérience en commentaire.
7 months ago | [YT] | 279
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Dr Guillaume Fond
« Nous savons que la dépression peut débuter dès l’adolescence ou l’âge jeune adulte, il est donc crucial d’éduquer les jeunes, dès l’école, à l’importance d’un mode de vie sain et de son impact sur la santé mentale. »
— Professeur Jianfeng Feng, Université Fudan et Université de Warwick
7 months ago | [YT] | 155
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Dr Guillaume Fond
Le zinc, un acteur clé pour le cerveau et l’intestin
Le zinc est indispensable à l’activité de plus de 300 enzymes et à la structure de près de 3 000 protéines, soit 10 % de notre protéome. Dans le cerveau, il module la plasticité synaptique en régulant l’excitabilité neuronale et protège les neurones du stress oxydatif. Dans l’intestin, il renforce l’intégrité de la muqueuse, réduit la perméabilité et soutient la digestion.
Une carence en zinc, qui peut apparaître après trois à quatre mois d’apports insuffisants, se manifeste par fatigue, troubles de l’humeur, manque de motivation, et retarde la cicatrisation. Les personnes âgées, celles exposées à une inflammation de bas grade et celles ayant des apports alimentaires insuffisants sont particulièrement à risque.
Pour couvrir les besoins (RNP : 11,7 mg/j pour les hommes, 9,3 mg/j pour les femmes), variez les sources : viandes rouges, crustacés, graines de courge, légumineuses et céréales complètes, tout en limitant les phytates. Un supplément de 5 mg de zinc chélaté par jour comble le déficit de la plupart des adultes et reste très en-deçà de la limite de sécurité de 25 mg/j. Privilégiez une forme chélatée (picolinate, citrate ou glycinate) prise au cours d’un repas.
Maîtriser votre statut en zinc soutient la mémoire, la concentration, la résistance au stress, la synthèse protéique, le métabolisme glucidique et la protection cellulaire reconnue par l’EFSA.
Partagez vos questions ou retours d’expérience en commentaire.
7 months ago | [YT] | 296
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Dr Guillaume Fond
Et si votre cerveau avait besoin de s’ennuyer ?
Quand vous vous ennuyez, votre cerveau désactive le mode attention et bascule vers le réseau en mode par défaut, impliqué dans l’introspection, la régulation émotionnelle, la planification future et la créativité (Andrews-Hanna et al., 2014).
Dans un monde surstimulé par les smartphones, les alertes et le multitâche, notre système nerveux se surcharge, l’anxiété augmente, la concentration s’épuise et la régulation émotionnelle s’effrite. Le cerveau n’a plus de temps pour « digérer » ce qu’il vit.
S’ennuyer offre pourtant une pause essentielle : il calme le système nerveux sympathique, réduit la libération de cortisol, favorise la détente et améliore la variabilité de la fréquence cardiaque, agissant comme une remise à zéro physiologique (Danckert & Merrifield, 2013).
Lorsque le cerveau n’est pas accaparé par des stimuli extérieurs, il peut générer des idées nouvelles, résoudre des problèmes, intégrer les émotions et imaginer des projets à long terme. L’ennui devient alors un levier puissant pour la créativité.
Concrètement, laissez votre téléphone dans une autre pièce pendant une demi-heure, marchez sans podcast, attendez sans rien faire, même à la boulangerie. Ce n’est pas du temps perdu, c’est du temps vital pour votre mental.
Il ne s’agit pas de supprimer toute stimulation, mais de créer des respirations mentales : un cerveau en bonne santé alterne phases d’activité et moments d’errance. L’ennui occasionnel est un allié précieux pour votre santé mentale.
Chaque jour, réservez un espace sans écran ni objectif, profitez des temps morts dans les transports, sous la douche ou en file d’attente, et observez ce qui émerge quand vous laissez votre esprit vagabonder. Partageons nos actions clés en commentaire.
8 months ago | [YT] | 315
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Dr Guillaume Fond
Et si une poignée de dattes par jour pouvait nourrir votre microbiote et protéger votre côlon ?
Les dattes sont des fruits entiers riches en fibres, minéraux (potassium, magnésium), polyphénols antioxydants et prébiotiques qui nourrissent directement votre flore intestinale. Une étude randomisée a montré que consommer sept dattes par jour pendant trois semaines améliore le transit, réduit le taux d’ammoniaque dans les selles et enrichit la diversité du microbiote.
L’ammoniaque, produite en excès lors d’un régime riche en protéines animales, augmente le pH des selles et favorise la prolifération de bactéries nocives ainsi que la transformation des acides biliaires en composés cancérigènes. Un pH élevé du côlon est lié à un risque accru de cancer colorectal, tandis qu’un régime riche en fibres et en fruits diminue ce pH et stimule la production d’acides gras à chaîne courte bénéfiques à la santé cellulaire et immunitaire.
Les fibres des dattes alimentent les bactéries anti-inflammatoires, et leurs polyphénols renforcent cet effet antioxydant et modulant du microbiote. Pour profiter pleinement de leurs bienfaits, consommez six à huit dattes par jour (50 à 70 g), en morceaux, en purée ou en sirop maison, intégrées à un yaourt, un porridge, un dessert ou un smoothie. Évitez en revanche les dattes industrielles ultratransformées.
Pour diminuer l’acidité des selles et soutenir votre microbiote, remplacez le sucre raffiné par des dattes ou d’autres fruits secs, associez-les à des fibres fraîches ou des graines, privilégiez leur consommation le soir pour favoriser l’endormissement, et complétez votre alimentation avec des légumineuses, des céréales complètes et des légumes tout en modérant votre apport en viande rouge.
Avez-vous déjà intégré les dattes dans votre alimentation ? Quelles sont vos recettes ou astuces pour en consommer régulièrement ? Partagez en commentaire.
8 months ago | [YT] | 365
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Dr Guillaume Fond
Santé mentale : les femmes de 20 à 40 ans plus touchées par la crise sanitaire de Covid-19
L’étude GBD 2021 montre un « excès » de charge anxiodépressive en 2020–2021 par rapport aux tendances attendues.
La dépression a augmenté de 18,07 % et l’anxiété de 19,21 %, avec une surcharge d’années de vie ajustées sur l’incapacité de 19,97 % pour la dépression et 18,43 % pour l’anxiété.
Les femmes ont été plus touchées que les hommes et le pic d’augmentation concerne les 20–40 ans, alors que l’impact est faible après 70 ans.
L’article attribue cet excès au contexte pandémique considéré comme un agrégat et n’isole pas séparément l’effet biologique du virus, les confinements ou le choc socio-économique.
Les pistes mécanistiques les plus solides impliquent un stress prolongé qui active l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (HHS) et une neuro-inflammation marquée par l’élévation d’interleukine-6 et de facteur de nécrose tumorale alpha, avec effets sur motivation, cognition et régulation émotionnelle.
Les femmes ont pu cumuler vulnérabilités biologiques, charges domestiques et précarités accrues, y compris nutritionnelles. L’insécurité alimentaire et des carences plus fréquentes en fer, vitamine D et acides gras oméga-3 à certains âges de la vie peuvent amplifier fatigue, humeur dépressive et troubles cognitifs.
Laissons un cœur si nous avons appris quelque chose ou si nous soutenons la diffusion 🙂.
Sources scientifiques W. Jang, « Global burden of anxiety, depression, and self-harm (1990–2021) and the impact of the COVID-19 pandemic », Journal of Affective Disorders, 2025. GBD anxiety depression burden
8 months ago | [YT] | 209
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Dr Guillaume Fond
L’alimentation contaminée qui menace microbiote et cerveau
Le cadmium est un métal lourd hautement toxique pour le système nerveux, le système immunitaire et le microbiote intestinal, et contribue à un déclin cognitif accéléré.
Dans le cerveau, le cadmium traverse la barrière hémato-encéphalique, fragilise l’intégrité vasculaire puis déclenche un stress oxydatif intense, entraînant la mort programmée des neurones et une neuroinflammation chronique.
Des études animales montrent qu’à faibles doses l’exposition au cadmium altère les enzymes antioxydantes (SOD, catalase, glutathion), élève les niveaux de malondialdéhyde et augmente la production de cytokines pro-inflammatoires comme l’IL-6 et le TNF-α. Ces perturbations biochimiques s’accompagnent de déficits d’apprentissage, de mémoire et de modifications de la morphologie neuronale.
Le cadmium agit comme un puissant inducteur de l’inflammation : il active les voies de signalisation NF-κB et MAPK, génère des radicaux libres et favorise un état de low-grade inflammation systémique qui exacerbe la neuroinflammation.
Ce cercle vicieux d’inflammation et de stress oxydatif accélère la dégénérescence neuronale. Dans l’intestin, le cadmium provoque une dysbiose marquée par une chute de la biodiversité, une diminution des phyla bénéfiques (Firmicutes) et une prolifération de genres pro-inflammatoires (Proteobacteria, Clostridiaceae).
Ces altérations du microbiote précèdent souvent l’apparition des troubles cognitifs, soulignant le rôle majeur de l’axe intestin-cerveau dans la neurotoxicité du cadmium.
Chez l’humain, plusieurs cohortes montrent qu’une concentration urinaire élevée en cadmium double le risque de déclin cognitif global. Les méta-analyses pédiatriques relient l’exposition prénatale ou infantile au cadmium à une baisse du quotient intellectuel, même si ces données sont observationnelles.
Un article du Monde du 6 juin 2025 alerte sur la contamination croissante du blé complet, des céréales du petit-déjeuner, du pain et des pâtes par le cadmium issu des engrais phosphatés. Les praticiens parlent d’une “bombe sanitaire” qui touche particulièrement les enfants et pourrait accroître le risque de cancers à long terme.
Si les céréales complètes apportent fibres, vitamines et antioxydants, leur accumulation de cadmium appelle à la prudence. Privilégiez des marques bio contrôlant les teneurs, diversifiez vos sources de grains et soutenez les politiques de réduction du cadmium dans les sols agricoles.
8 months ago | [YT] | 321
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