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Ici, pas de recettes : on cherche à filmer le réel. Du dernier bistrotier de quartier au chercheur en cuisine moléculaire, je pars à la rencontre de celles et ceux qui nous nourrissent — ici et ailleurs.
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📖 « Du gras et des dieux », préfacé par Hervé This.
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Graille
joyeux anniversaire au maistre-queux Paul Bocuse, qui naquit il y a cent ans déjà
#paulbocuse #cuisinefrançaise #gastronomie
5 months ago | [YT] | 2
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Graille
[LE VENTRE DE PARIS]
S’il y a bien un plat, et une soupe dans laquelle coule le sang de Paris… ou dans l’autre sens : s’il y a bien un liquide, brûlant, qui ondoie dans les veines de la ville (la poule frite a certes pris le pas, dans les méandres actuels du quartier), c’est à coup sûr la soupe à l’oignon, la « gratinée des Halles », qui arrosa des siècles, à l’aube et dès minuit passé, les panses des gens des Halles.
À commencer par les forts, ces sherpas de l’ancien marché, celui décrit par Zola, et qui s’en abreuvaient dès la première heure, au lancement de leur herculéen labeur.
Elle ne devait pas coûter cher : peut-être trois, cinq, dix centimes tout au plus ?
Tout ça pour vous dire que la nouvelle vidéo, à ce sujet chaleureux et ronronnant, est disponible sur la chaîne Youtube.
Votre gâte-sauce s’en est allé à pied, depuis la banlieue, au cœur de l’hiver, pour s’en garnir le sac.
Il pèlerine évidemment par le Pied de Cochon et le Cochon à l'Oreille.
Peinture de Fortuné Louis Méaulle, Musée Carnavalet.
#soupealoignon #gratinéedeshalles #oignondouxdescevennes
1 year ago | [YT] | 0
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Graille
Je suis très heureux de vous retrouver ce soir à 21 heures pour une nouvelle vidéo en compagnie de Monsieur Arezki Saïdi, doyen des bistrotiers isséens et toujours au travail à l'âge vénérable de 89 ans. Une force de la nature, qui traverse une phase plus que délicate, car ses murs sont menacés de démolition : les travaux de la nouvelle station de la ligne quinze ont leurs effets collatéraux. Une cagnotte a été mise en place, et le lien vers celle-ci sera dans la description de la vidéo.
Cette vidéo a un rythme plus calme, plus lent, mais aussi plus profond. J'espère de tout cœur que vous l’accueillerez positivement ! J'attends bien sûr vos retours, qui me sont aussi utiles qu'agréables.
Bien à vous,
Jean.
1 year ago | [YT] | 14
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Graille
François Rabelais, le cher docteur duquel tout est parti…
Voici sa statue au milieu du square qui porte son nom à Meudon (dans les Hauts-de-Seine), ville où je suis né, et où ma famille habite depuis le XIXᵉ siècle.
Curieusement, Rabelais n’a jamais habité Meudon : mais il en avait la « cure », c’est à dire qu’il était le responsable de la paroisse locale, l’église Saint-Martin.
La raison à cela ? Qui mieux qu’Emmanuelle Declerck, auteure spécialiste de l’histoire de Meudon pour nous l’expliquer :
« La cure de Meudon fut pour Rabelais une sorte d'emploi fictif. Comme cela était courant à l'époque, il en touchait les émoluments sans se rendre en ville (c'était pour lui une fonction honorifique avant tout). Certains ont prétendu qu'il s'est rendu à Meudon 1 ou 2 fois... sans que cela soit confirmé. Rabelais n'avait en tout cas pas intérêt, lui qui était très critiqué, tant par les catholiques que par les protestants, pour ses ouvrages "provocateurs" pour l'époque, d'autant que la Ligue des Guise qui ferait les catholiques ultras était majoritaire à Meudon. »
En tout cas, ce sont de doux souvenirs et une sorte de fierté d’avoir étudié au lycée François Rabelais de Meudon, et que ce grand personnage fasse partie de notre histoire locale…
Postscriptum. Avez-vous visité sa demeure natale de La Devinière à Seuilly, non loin de Chinon ? Si non… vous devez absolument faire ce pélerinage : le pays tourangeau est aussi bucolique qu’enchanteur, et on comprend que la jovialité de Rabelais ait pu y voir le jour…
1 year ago | [YT] | 0
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