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Sortie de la première promotion universitaire en langue et littérature amazighes

La wilaya de Ghardaïa a célébré aujourd'hui la sortie de sa toute première promotion d'étudiants titulaires d'une licence en langue et littérature amazighes de l'Institut Supérieur des Lettres et des Langues - El Ghofrane de Ghardaïa. Cet événement académique constitue un jalon majeur dans le processus de promotion et de renforcement de l'enseignement de la langue amazighe au sein de l'enseignement supérieur.

La cérémonie de remise des diplômes a été présidée par le Secrétaire général du Haut Commissariat à l'Amazighité (HCA), Si El-Hachemi Assad, aux côtés du wali de la wilaya de Ghardaïa, et en présence des autorités de la wilaya et locales, de plusieurs chercheurs et enseignants, ainsi que des familles des étudiants diplômés.

Cette première promotion, composée de 23 étudiants (filles et garçons), a été baptisée du nom du regretté Haouach Abdelrahmane Ben Issa, en reconnaissance de ses contributions au service et à la promotion du parler mozabite, ainsi qu'à la préservation du patrimoine linguistique et culturel de la région.

Les festivités se sont déroulées au sein de l'amphithéâtre de Dar El-Coran, dans le quartier d'El Korti à Ghardaïa. Le programme a été rythmé par des interventions retraçant le parcours académique et de formation de l'Institut Supérieur des Lettres et des Langues - El Ghofrane, en tant qu'établissement universitaire offrant un cursus académique spécialisé en langue et littérature amazighes.

La cérémonie a également été marquée par la distinction des étudiants diplômés, ainsi que par la remise des prix aux lauréats des différents concours culturels et scientifiques organisés pour l'occasion, avec la participation de chercheurs, de poètes et d'acteurs des milieux culturel et académique.

Cette remise de diplômes reflète les efforts consentis pour soutenir la recherche scientifique et élargir les espaces de formation universitaire en langue amazighe, contribuant ainsi à la valorisation du patrimoine linguistique national et au renforcement de sa présence académique et culturelle.

2 days ago | [YT] | 26

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Clôture des soutenances de mémoires de Master au Département de langue et culture amazighes, année universitaire 2025-2026
Les soutenances de mémoires de Master au Département de langue et culture amazighes pour l'année universitaire 2025-2026 se sont clôturées avec succès, au terme d'une année académique intense qui a reflété le dynamisme du département et la richesse de ses domaines de recherche.

Les thèmes abordés ont été variés, oscillant entre études linguistiques, dialectologiques, anthropologiques et culturelles. Ils ont mis en lumière différents aspects du patrimoine amazigh dans la région des Aurès, et plus particulièrement de la variante chaouie, à travers des sujets pertinents traitant de la description des parlers locaux, de l'enseignement de l'amazigh, de la toponymie et des expressions linguistiques. À cela s'ajoutent des études en anthropologie de l'alimentation, de l'olive, de la chasse, de l'agriculture, de l'artisanat traditionnel ainsi que des pratiques sociales et culturelles.

Parmi les principaux thèmes soutenus, on peut citer :

La chanson engagée chaouie : le groupe « Les Berbères » comme modèle.

L'enseignement de l'amazigh selon l'approche par compétences dans le cycle secondaire.

L'enseignement de l'amazigh selon l'approche par compétences dans le cycle moyen.

Les pratiques magiques anciennes au sanctuaire d'El Fal (Kheit El Bira) chez les Amazighs de Meskiana : étude anthropologique.

L'agriculture rurale dans les Aurès entre passé et présent dans les régions de Ras El Aioun et Taxlent : étude anthropologique.

Les cosmétiques traditionnels de la femme rurale aurassienne dans la région de Bouzina.

L'enseignement de l'amazigh par l'image dans le cycle primaire (la 4e année comme modèle).

Les emprunts lexicaux de la langue arabe vers le chaoui.

Le tapis némemtcha : étude anthropologique des techniques et des significations dans la région de Cheria.

Anthropologie de l'olive dans la région de N'Gaous.

Comparaison entre les parlers de N'Gaous et d'Arris.

Description du parler de Tamlouka (Guelma) aux niveaux phonétique et syntaxique.

Étude de l'expression de la négation en chaoui : cas d'Ichmoul et de Bouzina.

La chasse dans les communautés locales rurales d'El Ogla : la région de Cheria comme modèle.

Du plat au rituel : étude de l'anthropologie de l'alimentation et de la structure de la communauté locale dans la région de Cheria.

L'artisanat traditionnel de subsistance de la femme aurassienne dans la région de Ghenitis : étude anthropologique.

Les méthodes de médecine traditionnelle (hijama et massage) dans la région de Théniet El Abed.

Description du parler d'Aït Daoud.

La toponymie des villages et hameaux dans la commune de Tighanimine : étude linguistique.

Ces travaux scientifiques témoignent du rôle majeur que joue le département dans la formation de chercheurs qui contribuent à documenter la langue et la culture amazighes, et à en étudier les composantes linguistiques et civilisationnelles, faisant d'eux de véritables gardiens de l'identité et des artisans du renouveau du patrimoine amazigh.

Toutes nos félicitations à nos étudiants diplômés pour cette réussite amplement méritée, et nous leur souhaitons encore plus de succès et de réussite dans leur parcours académique et professionnel.

Nous adressons également nos sincères remerciements et notre profonde gratitude aux enseignants du département pour leurs efforts d'encadrement, d'accompagnement et d'orientation, ainsi qu'à tous ceux qui ont contribué au succès de cette année universitaire.

Enfin, nous souhaitons la bienvenue aux nouveaux étudiants fiers de leur identité et de leur culture, désireux de rejoindre le Département de langue et culture amazighes pour bénéficier des parcours de formation proposés et contribuer à la préservation et à la valorisation de ce patrimoine civilisationnel séculaire.

2 days ago | [YT] | 42

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Tizi Ouzeboudj est le nom d'origine, jusqu'en 1830, de la région de Ben Aknoun dans la capitale (Alger), d'après ce qui est rapporté dans les archives françaises.
Tizi Ouzeboudj = Le col de l'olivier sauvage. » [1]

Explication des termes (Toponymie)

Tizi : Signifie « le col » (point de passage entre deux montagnes) en langue berbère.

Ouzeboudj (ou Azeboudj) : Désigne « l'oléastre » ou « l'olivier sauvage » en berbère.

1 week ago | [YT] | 23

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4 weeks ago | [YT] | 22

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À l’époque de la Numidie et du règne des premiers rois, entre les conflits des empires et des royaumes, là où la patrie était synonyme d’existence, et où les rêves des héros se mêlaient aux épreuves des champs de chevalerie… naquit Masten.

Un enfant simple, mais qui portait dans sa poitrine une flamme inextinguible.
Suis son parcours, de ses premiers pas jusqu’au moment où il réalise son plus grand rêve !
Nous y partageons des sagesses et des leçons sur l’amitié, la famille et l’attachement aux racines.

📖 Tanfust n Masten n Taqast — une histoire de persévérance, de courage et d’une volonté indestructible.
Une histoire en chaoui (amazigh de l’Aurès), issue de l’imagination de l’auteur, composée de 12 pages, accompagnée de scènes illustrées.
🖊 Écrit par : #Nadjib_Ouchen. »**




🔥 في زمنِ نوميديا وحُكمِ المُلوك الأوَائِل، بينَ صِراعِ
الإمبراطوريّاتِ والمَمالِك، حيثُ الوَطنُ هو الوُجود، وتَتشابَكُ أحلامُ الأبطالِ مع غِمارِ مَيادينِ الفُروسِيَّة... وُلِدَ ماستن.
طِفلٌ بَسيط، لكنَّهُ حَمَلَ في صَدرِهِ شُعلةً لا تُطفَأ.
تابِع رِحلَتَهُ من أولى خُطُواتِه، حتى لَحظةِ تَحقيقِ أَعظَمِ أَحلامِه!
نتَداوَل فيها حِكَمًا وعِبَرًا حَولَ الصَّداقَةِ والعَائِلَةِ والتَّمَسُّكِ بِالجُذور.
📖 تانفوست ن ماستن ن تاڨاسْت — قِصَّةُ مُثابَرَة، شَجاعَة، وإِرادَةٌ لا تُكسَر.
قِصَّةُ بالشّاوِيّة (أمازيغيّة الأوراس) من خيال الكاتب، تحتوي على 12 صفحة، مرفقات بمشاهد تصويرية.
🖊 بقلم : #نجيب_أوشن.
Adlis-aya amẓẓyan d-tanfust, tssawal f tmddurt n yiǰǰ n umččuk ism nn-s Mastn, ylla dg wakud n Numidya w yudf dg yigr n tmnayt, dg tnfust ṛaḥ ad nẓṛ ammk ylul w ammk yggɛmr w ammk ylmd labas n tɣawsiwin, w ammk yqqim yrzzu f tirja nn-s al mi yxlḍ-ihnt.
Tigawin ag yllan dg tnfust-aya usin-d sg usnulfu n umaru.
نقاط البيع :
- مكتبة ڨرفي، طريق بسكرة بجانب إذاعة باتنة.
- مكتبة دار الحياة، نهج صالح نزار - باتنة.
- مكتبة الزهراء، مقابل باب جامعة الحاج لخضر باتنة.
- مكتبة ڨرفي، بجانب المجلس القضائي، حي بوزغاية - باتنة.
- مكتبة نور الهدى، طريق تازولت - باتنة.
- صندوق الكتب Bookbooth، ممرات بن بولعيد - باتنة.

4 weeks ago | [YT] | 17

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« Le parler chaoui des Ait Sellam : suivi d’un vocabulaire (lexique) / par A. Joly »
Cet ouvrage est une étude linguistique spécialisée consacrée a la variante amazigh chaoui (Algérie), et plus précisément au parler de la tribu des Ouled Sellam.

Il a été réalisé par le chercheur français Alexandre Joly et publié au début du XXᵉ siècle, en 1912.


Ce travail se distingue par le fait qu’il ne se limite pas à une analyse théorique des règles linguistiques, mais qu’il est également accompagné d’un vocabulaire (lexique).

Cela en fait une source particulièrement riche en termes locaux rares propres à cette région.
Lien vers l’ouvrage original :
gallica.bnf.fr⁠


gallica.bnf.fr/ark:/12148/bd6t5358124h/f44.item.r=…


#tamazight
#languechawi
#aithsalem

1 month ago | [YT] | 34

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L’origine du mot Tipaza
1. Ifezen (verbe) – se fissurer
Ifezen : se fissurer, se fendre, se craqueler.
Verbe utilisé pour : sol, mur, pierre, bois, etc.
Sol qui se fissure
Mur fissuré
Roche fissurée
Bois fendu
2. Tafza / Hafza – fissure, crevasse
Tafza / Hafza signifie : fissure, crevasse, fente.
Exemples :
Fissure dans la terre
Fissure dans le mur
Fente dans la pierre
3. Tifenza – sabot (corne des animaux)
Tifenza : ce qui couvre le pied des animaux.
C’est une matière cornée (kératine) dure.
Le sabot est la partie dure qui recouvre le pied des animaux (cheval, vache, chèvre…).
Il protège leurs pattes.
4. Tafza – pierre fissurée / Hajra Tima
Tafza peut désigner une pierre fissurée, une roche fendue.
Hajra Tima : roche avec des fissures naturelles, pierre fendue.
5. Lien avec Tipaza
Tipaza vient de Tafza (fissure, crevasse).
Le nom désigne un lieu caractérisé par des rochers fissurés, des failles et des crevasses naturelles près de la mer.
RÉSUMÉ
Ifezen : se fissurer, se fendre
Tafza / Hafza : fissure, crevasse, fente
Tifenza : sabot (corne qui couvre le pied des animaux)
Hajra Tima : roche fissurée, pierre fendue
Tipaza : lieu des fissures et des rochers fendus
Conclusion
En chaoui (amazigh), le mot Tipaza viendrait de Tafza, qui signifie “fissure, crevasse”.
Il décrit un paysage naturel fait de rochers fissurés, de failles et de crevasses près de la mer.

1 month ago | [YT] | 21

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🔴 Le calendrier grégorien et les calendriers locaux
✍️ Par : Mohamed El Hadi Harche
À l’approche de l’été dans le calendrier grégorien — que l’on peut appeler le « calendrier universel » — où le solstice d’été commence le 21 juin de chaque année, je suis tombé par hasard sur une publication de M. Aquil Aquil sur Facebook, datant du 11 septembre 2020, dans laquelle il évoque le calendrier égyptien et la coïncidence du début de l’année égyptienne avec le début de l’automne en 2020, correspondant à l’année 6262 du calendrier égyptien.
Mon attention a ensuite été attirée par le commentaire de mon collègue Mohamed El Arbi Akoun :
« Notre calendrier agricole est désormais en harmonie avec le climat de notre pays. La preuve : les conditions pluvieuses que nous vivons ces jours-ci — température de 13°C aujourd’hui à Constantine — montrent que nous ne sommes pas en été (depuis le 29 août), contrairement à ce que disent les manuels de géographie qui situent sa fin à l’équinoxe d’automne (22 septembre). »
Bien que mon intervention arrive tardivement, cela importe peu, car le sujet ne concerne pas un événement éphémère. J’ai déjà écrit à plusieurs reprises sur les calendriers des peuples anciens, en comparant notamment trois calendriers solaires de la région méditerranéenne : l’égyptien, l’amazigh et le romain.
🔴 Le calendrier égyptien :
Adapté à l’environnement de l’Égypte, fondé sur le Nil — d’où la célèbre phrase d’Hérodote : « L’Égypte est un don du Nil ». Ce calendrier est structuré selon les cycles du fleuve :
Akhet (inondation) : de mi-juillet (apparition de Sirius, 19 juillet) à mi-novembre — période de semailles
Peret (retrait des eaux / germination) : de mi-novembre à mi-mars — croissance des cultures
Shemu (chaleur / récolte) : de mi-mars à mi-juillet — maturation et récolte, sécheresse des terres
L’année comprend 12 mois de 30 jours (360 jours), auxquels s’ajoutent 5 jours supplémentaires consacrés aux divinités (Osiris, Isis, Nephtys, Seth et Horus), soit 365 jours au total.
Le calendrier égyptien commence en 4241 av. J.-C., ce qui fait correspondre l’année 2026 à l’année 6267 égyptienne.
🔴 Le calendrier amazigh :
Contrairement au calendrier égyptien, il comporte quatre saisons, chacune de trois mois :
Tafsut (printemps) : du 15 février au 16 mai
Anbadu / Awilen (été) : du 17 mai au 16 août
Amiwan (automne) : du 17 août au 15 novembre
Tagrest (hiver) : du 16 novembre au 14 février
Chaque saison compte environ 91 jours, avec une légère variation : le printemps et l’automne comptent 91 jours, tandis que l’été et l’hiver en comptent 92.
On remarque ainsi que l’été commence dès la mi-mai, ce qui correspond mieux au climat nord-africain, plus chaud que celui de l’Europe.
🔴 Les périodes climatiques traditionnelles :
Ṣmayem (canicules) :
été : du 25 juillet au 13 août
automne : du 14 août au 2 septembre
Durant cette période automnale, apparaissent les premières pluies appelées en Kabylie :
👉 « Tiwriwin n lkhirif » (pluies d’automne)
🔴 Un système symbolique ingénieux :
Les anciens ont développé des symboles pour marquer les saisons.
Exemple : « MZYṢ » (مزيص) pour l’été :
M = mai
Z = 7 (valeur numérique)
Y = 10
👉 7 + 10 = 17 → début de l’été le 17 mai
Ils ont aussi établi :
des symboles pour les équinoxes et solstices
des périodes comme :
les nuits noires (24 décembre – 12 janvier) : très froides

les nuits blanches (13 janvier – 2 février)
Ces systèmes facilitaient la vie des agriculteurs.

🔴 Conclusion :

Les savants amazighs ont élaboré des méthodes uniques pour déterminer :
les saisons
les mois
les années bissextiles
les cycles climatiques

Contrairement à certaines idées répandues, le calendrier amazigh n’est pas simplement une copie du calendrier julien. Certes, il a été adapté aux mois latins pour des raisons pratiques (religieuses et agricoles), mais il possède une base propre, enracinée dans l’observation du climat Afrique du Nord


Plutôt que de décourager les jeunes dans la recherche de leur patrimoine, il faut les encourager. Car :

👉 « Celui qui ne possède pas une chose ne peut pas la transmettre »
👉 mais aussi : « celui qui ignore une chose finit par la combattre »
📍 Algérie, le 16-04-2026

1 month ago | [YT] | 45

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🔴 Un géant intellectuel africain, aujourd’hui largement oublié :

Said Cid Kaoui, un Kabyle né en 1859 près d’Amezur, dans la wilaya de Béjaïa en Algérie, a rédigé le premier dictionnaire complet de la langue touarègue. Cet ouvrage a été publié en deux volumes en 1894 et 1900.

Privé du modeste financement qu’il avait demandé à l’administration française, Cid Kaoui a publié les deux grands volumes — plus de 1300 pages au total — à ses propres frais. L’ouvrage n’a pas été imprimé facilement, mais laborieusement à partir du manuscrit de Kaoui, par l’imprimerie A. Jourdan.

Cid Kaoui est décédé en 1910. En raison de l’impression sur un papier de mauvaise qualité, son œuvre remarquable n’a jamais bénéficié de la large diffusion qu’elle méritait. Pourtant, il doit être rappelé aujourd’hui : il représente un point de départ majeur des études linguistiques touarègues.

Le dictionnaire de Cid Kaoui est également remarquable pour son utilisation pionnière du tifinagh ⵜⵊⵉⵏⵗ, ancêtre du tifinagh modernisé ⵜⵉⴼⵉⵏⴰⵖ utilisé aujourd’hui.

Il constitue l’une des meilleures sources existantes sur l’ancien alphabet utilisé pour écrire les langues amazighes.

1 month ago | [YT] | 39

Chawiland

Malhfa

1 month ago | [YT] | 36