Iran. Perspectives d’accord, la fureur du parti des guerres sans fin !
Par Paolo Hamidouche
Il convient de noter la prudence de Netanyahou qui, après avoir surmonté la fureur épique qui a suivi l’annonce, a déclaré que l’accord en cours éliminerait la menace nucléaire iranienne (le casus belli inexistant).
Lorsque Trump a annoncé de manière inattendue un accord imminent avec l’Iran, ce fut la consternation générale, et il ne pouvait en être autrement : l’enjeu était trop important. La réaction furieuse du parti des guerres sans fin, émanant d’Israël, des États-Unis et d’ailleurs, indique que cette annonce présidentielle n’est ni un prétexte ni une manœuvre visant à faciliter une attaque surprise ultérieure (qui reste possible, si les faucons parviennent à la contenir).
De toute évidence, l’accord, qui doit encore être codifié et consolidé, se limitera à un accord-cadre sur certains points de blocage, au premier rang desquels le sort du détroit d’Ormuz, et prolongera le cessez-le-feu afin de permettre des négociations sur les questions en suspens.
Il l’avait dit il y a moins d’une semaine, au détour d’une conversation captée par des micros restés ouverts après un passage télévisé : Trump rêvait du modèle nord-coréen. Celui d’une nation rangée derrière son leader, qui obéit et surtout ne conteste jamais. À défaut de pouvoir encore l’imposer à toute l’Amérique, Trump vient de l’appliquer avec brutalité à son propre parti.
Alors que les primaires du Kentucky s’annonçaient comme un véritable coupe-gorge pour l’ancien président, il a, d’une main de maître et d’une main de fer, annihilé toute pensée dissidente au sein d’un Parti républicain désormais pétrifié par la peur. Un véritable « Minority Report » politique.
Car Trump n’a jamais été l’élu messianique naturel du GOP. Dès le départ, il a suscité des oppositions internes puissantes, parfois même féroces. Marco Rubio le qualifiait d’idiot. J.D. Vance voyait en lui un menteur sans convictions réelles. Mais cela, c’était avant.
Trump, 45e président des États-Unis, a progressivement vitrifié toute contestation interne. Après sa défaite, certains des plus courageux étaient sortis du silence. Mais un mandat plus tard, porté par une campagne triomphale et un succès devenu incontestable dans son camp, la peur est revenue. Retour au sommeil pour les Rand Paul, Thomas Massie ou Marjorie Taylor Greene ; compromission pour Vance, Rubio ou Lindsey Graham, les ennemis d’hier devenant les soumis de demain.
En quelques jours, Trump a fait adopter un amendement rendant pratiquement impossible pour le DOJ (Department of Justice) d’engager des poursuites contre le président américain ou les membres de sa famille. Il a également demandé un renforcement de la loi FISA, permettant une surveillance quasi totale des citoyens américains, alors même que cette loi cristallise la colère d’une partie des MAGA. Dans une interview récente, il a aussi affirmé que le pouvoir d’achat des Américains — pourtant étranglés par l’inflation — n’était pas prioritaire face au dossier iranien.
Le tout sur fond d’attaques répétées contre les journalistes qui s’interrogent sur l’étrange capacité de sa famille et de ses proches à flairer les meilleurs coups financiers et à empocher, de manière parfois indécente — même au pays du consumérisme — des dizaines, voire des centaines de millions de dollars.
Mais ce système ne peut tenir que par l’exercice d’un pouvoir fort, et Trump l’a parfaitement compris.
Au Kentucky, alors qu’on lui promettait une défaite humiliante, il a rappelé à tous quel animal politique il demeure. Retour du patron. Deux balles au silencieux à bout portant, et la Louisiane était réglée. Un coup derrière les genoux, et l’Indiana, l’Arkansas, le Mississippi ou la Géorgie subissaient le même sort.
Mais avec Thomas Massie, figure nationale autrement plus populaire et crédible, indéfectible soutien des victimes des Epstein files, la panique gagnait les rangs trumpistes. Alors Trump a sorti l’arme nucléaire : aucun risque ne devait être pris. Trente-cinq millions de dollars de fonds de campagne — dont plus de 20 millions venus de l’AIPAC — ont été déployés. Des milliardaires donateurs ont été envoyés sur le terrain précher la bonne parole, ainsi que, de manière totalement contestable au regard du droit américain, Pete Hegseth, secrétaire à la Défense, pourtant censé avoir d’autres dossiers prioritaires à gérer.
Entre deux campagnes de diffamation sur Truth Social et quelques déclarations assassines devant les micros, Trump a méthodiquement exécuté politiquement Thomas Massie. Ce dernier a sans doute montré une certaine naïveté, ou du moins une incapacité à mesurer l’ampleur de la guerre que son adversaire lui promettait.
L’humiliation suprême pour Massie restera sans doute le ralliement de Turning Point USA — désormais piloté par Erika Kirk — à Ed Gallrein, parfait inconnu et simple marionnette trumpiste, alors même que Charlie Kirk, fondateur de TPUSA, décrivait Massie comme l’homme politique le plus intègre du GOP et son élu préféré. Trahison ultime d'une veuve désormais conviée à toutes les mondanités de la Maison Blanche.
Ce 20 mai, c’est donc toute l’opposition interne à Trump et ceux qui voulaient voir publier les Epstein files au grand jour qui se réveillent avec une gueule de bois monumentale. Les dix points d’écart entre le dissident le plus bankable du camp conservateur et un inconnu soutenu par le patron constituent un gouffre abyssal, ils enterent aussi avec eux les secrets du plus grand scandale de pédophilie de notre ère.
Le constat est désormais limpide : le patron est de retour, et toute velléité de résistance se paiera par des pertes de mandats, des purges politiques ou de longues traversées du désert.
Reste alors une question : partir en exil politique vers de nouveaux horizons, reconstruire un parti alternatif — comme Elon Musk a tenté de le faire, sans succès — ou entrer dans le maquis en espérant que les Américains, le 3 novembre prochain, décideront finalement de l’avenir de Donald Trump.
Édito | Quand le Petit Chaperon rouge voit le loup mais veut croire que c’est sa grand-mère !
Par Paolo Hamidouche
L’Union européenne a encore augmenté ses importations de gaz naturel liquéfié (GNL) russe, qui ont progressé régulièrement depuis le début de l’année, comme l’a indiqué ces derniers jours l’organisation environnementale allemande Urgewald et comme l’ont confirmé les enquêtes mensuelles de diverses organisations qui surveillent le marché de l’énergie.
L’UE clame depuis des années sa détermination inébranlable à se passer de l’énergie russe suite à l’invasion de l’Ukraine, mais elle n’a fait que priver les économies européennes de cette énergie bon marché et abondante que seule la Russie pouvait et peut encore nous fournir par gazoduc, creusant ainsi un fossé pour l’industrie européenne et ouvrant la voie à la désindustrialisation.
La seconde Commission von der Leyen, qui s’est déjà révélée pire (c’est-à-dire plus néfaste pour les peuples et les nations européennes) que la première, promet et décrète depuis des années une indépendance totale vis-à-vis du gaz russe, qui devrait être effective d’ici fin 2027. Or, l’ONG allemande Urgewald, s’appuyant sur les données de la société d’analyse maritime Kpler, a signalé que 91 cargaisons sont arrivées en Europe par bateau depuis le terminal russe de Yamal, en mer de Kara, dans l’Arctique russe, entre janvier et avril.
Le piège de Thucydide, les PDG américains, les exigences chinoises : comment s’est déroulée la rencontre entre Trump et Xi ?
par Paolo Hamidouche
Il convient de prendre en compte au moins trois aspects importants pour mieux analyser la rencontre entre Xi Jinping et Donald Trump. Le premier concerne le besoin commun des deux dirigeants d’instaurer la stabilité dans les relations bilatérales entre leurs pays respectifs.
Il convient de considérer au moins trois aspects importants pour mieux analyser la rencontre entre Xi Jinping et Donald Trump. Le premier concerne le besoin commun des deux dirigeants d’instaurer la stabilité dans les relations bilatérales entre leurs pays respectifs. Le second porte sur les moyens d’atteindre cet objectif.
Tandis que Xi justifiait la nécessité de parvenir à un accord pour protéger le monde entier, presque comme s’il s’agissait d’une mission historique, Trump, dans une démarche ouvertement mercantile, a invoqué le commerce et souligné qu’il avait dépêché à Pékin une délégation d’affaires de premier plan composée des dirigeants des plus importantes entreprises américaines. Le discours de Trump, « Je suis ici aujourd’hui pour vous rendre hommage, ainsi qu’à la Chine », s’est ainsi heurté à l’impérieuse nécessité, pour Xi, de « travailler ensemble pour relever les défis mondiaux et instaurer une plus grande stabilité dans le monde ».
Nouveaux accords et partage de savoir-faire : le plan de Sánchez pour coopérer avec la Chine !
Par Paolo Hamidouche
En Chine, Pedro Sánchez appelle à une coopération accrue mais aussi à une plus grande ouverture commerciale de Pékin, en recherchant des accords et des technologies.
Pedro Sánchez a entamé sa quatrième visite d’État en Chine mardi passé par une conférence à l’université Tsinghua. Il ne s’agit pas d’une université comme les autres, mais de celle que l’on surnomme le « Harvard du Parti communiste chinois », un lieu fréquenté depuis des années par de nombreux présidents, premiers ministres et membres de l’élite politique chinoise. Ce centre d’excellence académique forme des personnalités de renommée mondiale dans les domaines des sciences, des technologies, de l’ingénierie et des mathématiques. Un vivier de talents toujours plus brillant, d’où est également issu Xi Jinping, qui y a étudié l’ingénierie et obtenu un doctorat en théorie marxiste. C’est dans ce contexte que M. Sánchez a lancé un appel à la compréhension entre l’Union européenne et la Chine.
« Nous sommes appelés à nous comprendre et à coopérer », a déclaré le Premier ministre espagnol. Il a ensuite lancé un avertissement éloquent : « Nous avons besoin que la Chine s’ouvre pour que l’Europe n’ait pas à se replier sur elle-même. »
Russie, le massacre des généraux : à Moscou ou au front, la vie dangereuse des hauts gradés !
Par Paolo Hamidouche
Durant les quatre années de guerre contre l’Ukraine, la Russie a perdu un grand nombre de généraux. Comment cela a-t-il pu se produire ?
Le ministère russe de la Défense a confirmé le décès du général Alexandre Otrochtchenko, commandant des forces de défense aérienne de la flotte de la mer du Nord. Otrochtchenko est mort le 30 mars lors du crash d’un avion de transport militaire AN-26 en Crimée, accident d’avion selon la version officielle. Sa mort allonge la liste des officiers supérieurs russes tués durant les quatre années de guerre contre l’Ukraine, tant à l’extérieur (sur le front) qu’à l’intérieur du pays (lors d’attaques organisées par les services de renseignement ukrainiens).
HONGRIE : L’EMPIRE (UE) CONTRE-ATTAQUE, MAIS PLUS ENCORE LA DÉFAITE DU MODÈLE TRUMP
Bien que les résultats soient pour le moment non définitifs, Viktor Orbán a reconnu sa défaite tard dans la soirée d’hier. Le désormais ancien Premier ministre hongrois, au pouvoir depuis 16 ans avec son parti Fidesz, vient de manquer son pari de rester en place malgré une pression étouffante de l’Union européenne pour que le petit État rentre dans le moule d’une supra-organisation qui s’impose désormais aux États membres.
« La Hongrie a choisi l’Europe. »
Par cette phrase, Ursula von der Leyen a salué la victoire du « conservateur pro-européen » Péter Magyar, affilié au PPE à Bruxelles, qui fêtait sa victoire ce dimanche aux côtés d’Alexandre Soros devant une foule enthousiaste rêvant de plus de démocratie européenne et de davantage de flexibilité sur les questions d’immigration et de droits LGBT.
Avec environ 138 sièges, Tisza remporte même la « supermajorité », fixée à 130 sièges sur les 199 à élire, et s’assure ainsi une marge de manœuvre confortable pour réformer. Une cuisante désillusion électorale donc pour Viktor Orbán, qui avait reçu la semaine dernière le soutien médiatisé de JD Vance et du président Donald Trump. Or, JD Vance est noté à -18 dans un sondage CNN auprès de ses concitoyens, ce qui constitue la plus mauvaise cote de popularité d’un vice-président depuis Dick Cheney (2001-2009). Quant à Trump, controversé par ceux qui l’ont porté au sommet, désormais détesté par une partie de sa base MAGA, celui qui représentait un réel changement est devenu le symbole de la trahison et de la guerre, deux sentiments d’instabilité incompatibles avec les attentes des patriotes européens qui ne rêvent que d’un retour des nations.
Iran-États-Unis : aucun accord à Islamabad. Mais Ghalibaf et Vance se serrent la main !
Par Paolo Hamidouche
La première fois, elles ont duré deux mois ; la deuxième, environ un mois ; la troisième, 21 heures. La confrontation la plus longue et la plus tendue entre l’Iran et les États-Unis. Mais les négociations nucléaires iraniennes, qui se sont déroulées d’avril 2025 à avril…
La première fois, les négociations ont duré deux mois ; la deuxième, environ un mois ; la troisième, 21 heures. Il s’agissait de la confrontation la plus longue et la plus tendue entre l’Iran et les États-Unis. Or, les négociations nucléaires iraniennes, qui se sont déroulées d’avril 2025 à avril 2026, ont jusqu’à présent abouti au même résultat concret : aucun accord. Les récentes discussions intenses et complexes à Islamabad le confirment.
Iran-États-Unis : 47 ans de rivalité ne peuvent être résolus en 21 heures.
La délégation américaine, conduite par le vice-président J.D. Vance, et la délégation iranienne, menée par le président du Parlement Mohammad Ghalibaf et le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi, se sont engagées dans un véritable marathon de négociations sous la médiation du Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif à Islamabad, sans qu’aucune solution ne soit trouvée. Attendons avant de parler d’« échec » : la haine accumulée, les contradictions issues de la guerre, les tensions latentes étaient telles qu’il nous faut attendre et voir comment la situation évoluera.
Divergence Politique
Iran. Perspectives d’accord, la fureur du parti des guerres sans fin !
Par Paolo Hamidouche
Il convient de noter la prudence de Netanyahou qui, après avoir surmonté la fureur épique qui a suivi l’annonce, a déclaré que l’accord en cours éliminerait la menace nucléaire iranienne (le casus belli inexistant).
Lorsque Trump a annoncé de manière inattendue un accord imminent avec l’Iran, ce fut la consternation générale, et il ne pouvait en être autrement : l’enjeu était trop important. La réaction furieuse du parti des guerres sans fin, émanant d’Israël, des États-Unis et d’ailleurs, indique que cette annonce présidentielle n’est ni un prétexte ni une manœuvre visant à faciliter une attaque surprise ultérieure (qui reste possible, si les faucons parviennent à la contenir).
De toute évidence, l’accord, qui doit encore être codifié et consolidé, se limitera à un accord-cadre sur certains points de blocage, au premier rang desquels le sort du détroit d’Ormuz, et prolongera le cessez-le-feu afin de permettre des négociations sur les questions en suspens.
LIRE LA SUITE > divergencepolitique.fr/2026/05/28/iran-perspective…
5 days ago | [YT] | 23
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Divergence Politique
FULL METAL DICTATURE ? TRUMP EN ROUES LIBRES !
Tribune par Alexis TARRADE
Il l’avait dit il y a moins d’une semaine, au détour d’une conversation captée par des micros restés ouverts après un passage télévisé : Trump rêvait du modèle nord-coréen. Celui d’une nation rangée derrière son leader, qui obéit et surtout ne conteste jamais. À défaut de pouvoir encore l’imposer à toute l’Amérique, Trump vient de l’appliquer avec brutalité à son propre parti.
Alors que les primaires du Kentucky s’annonçaient comme un véritable coupe-gorge pour l’ancien président, il a, d’une main de maître et d’une main de fer, annihilé toute pensée dissidente au sein d’un Parti républicain désormais pétrifié par la peur. Un véritable « Minority Report » politique.
Car Trump n’a jamais été l’élu messianique naturel du GOP. Dès le départ, il a suscité des oppositions internes puissantes, parfois même féroces. Marco Rubio le qualifiait d’idiot. J.D. Vance voyait en lui un menteur sans convictions réelles. Mais cela, c’était avant.
Trump, 45e président des États-Unis, a progressivement vitrifié toute contestation interne. Après sa défaite, certains des plus courageux étaient sortis du silence. Mais un mandat plus tard, porté par une campagne triomphale et un succès devenu incontestable dans son camp, la peur est revenue. Retour au sommeil pour les Rand Paul, Thomas Massie ou Marjorie Taylor Greene ; compromission pour Vance, Rubio ou Lindsey Graham, les ennemis d’hier devenant les soumis de demain.
En quelques jours, Trump a fait adopter un amendement rendant pratiquement impossible pour le DOJ (Department of Justice) d’engager des poursuites contre le président américain ou les membres de sa famille. Il a également demandé un renforcement de la loi FISA, permettant une surveillance quasi totale des citoyens américains, alors même que cette loi cristallise la colère d’une partie des MAGA. Dans une interview récente, il a aussi affirmé que le pouvoir d’achat des Américains — pourtant étranglés par l’inflation — n’était pas prioritaire face au dossier iranien.
Le tout sur fond d’attaques répétées contre les journalistes qui s’interrogent sur l’étrange capacité de sa famille et de ses proches à flairer les meilleurs coups financiers et à empocher, de manière parfois indécente — même au pays du consumérisme — des dizaines, voire des centaines de millions de dollars.
Mais ce système ne peut tenir que par l’exercice d’un pouvoir fort, et Trump l’a parfaitement compris.
Au Kentucky, alors qu’on lui promettait une défaite humiliante, il a rappelé à tous quel animal politique il demeure. Retour du patron. Deux balles au silencieux à bout portant, et la Louisiane était réglée. Un coup derrière les genoux, et l’Indiana, l’Arkansas, le Mississippi ou la Géorgie subissaient le même sort.
Mais avec Thomas Massie, figure nationale autrement plus populaire et crédible, indéfectible soutien des victimes des Epstein files, la panique gagnait les rangs trumpistes. Alors Trump a sorti l’arme nucléaire : aucun risque ne devait être pris. Trente-cinq millions de dollars de fonds de campagne — dont plus de 20 millions venus de l’AIPAC — ont été déployés. Des milliardaires donateurs ont été envoyés sur le terrain précher la bonne parole, ainsi que, de manière totalement contestable au regard du droit américain, Pete Hegseth, secrétaire à la Défense, pourtant censé avoir d’autres dossiers prioritaires à gérer.
Entre deux campagnes de diffamation sur Truth Social et quelques déclarations assassines devant les micros, Trump a méthodiquement exécuté politiquement Thomas Massie. Ce dernier a sans doute montré une certaine naïveté, ou du moins une incapacité à mesurer l’ampleur de la guerre que son adversaire lui promettait.
L’humiliation suprême pour Massie restera sans doute le ralliement de Turning Point USA — désormais piloté par Erika Kirk — à Ed Gallrein, parfait inconnu et simple marionnette trumpiste, alors même que Charlie Kirk, fondateur de TPUSA, décrivait Massie comme l’homme politique le plus intègre du GOP et son élu préféré. Trahison ultime d'une veuve désormais conviée à toutes les mondanités de la Maison Blanche.
Ce 20 mai, c’est donc toute l’opposition interne à Trump et ceux qui voulaient voir publier les Epstein files au grand jour qui se réveillent avec une gueule de bois monumentale. Les dix points d’écart entre le dissident le plus bankable du camp conservateur et un inconnu soutenu par le patron constituent un gouffre abyssal, ils enterent aussi avec eux les secrets du plus grand scandale de pédophilie de notre ère.
Le constat est désormais limpide : le patron est de retour, et toute velléité de résistance se paiera par des pertes de mandats, des purges politiques ou de longues traversées du désert.
Reste alors une question : partir en exil politique vers de nouveaux horizons, reconstruire un parti alternatif — comme Elon Musk a tenté de le faire, sans succès — ou entrer dans le maquis en espérant que les Américains, le 3 novembre prochain, décideront finalement de l’avenir de Donald Trump.
1 week ago | [YT] | 67
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Divergence Politique
Édito | Quand le Petit Chaperon rouge voit le loup mais veut croire que c’est sa grand-mère !
Par Paolo Hamidouche
L’Union européenne a encore augmenté ses importations de gaz naturel liquéfié (GNL) russe, qui ont progressé régulièrement depuis le début de l’année, comme l’a indiqué ces derniers jours l’organisation environnementale allemande Urgewald et comme l’ont confirmé les enquêtes mensuelles de diverses organisations qui surveillent le marché de l’énergie.
L’UE clame depuis des années sa détermination inébranlable à se passer de l’énergie russe suite à l’invasion de l’Ukraine, mais elle n’a fait que priver les économies européennes de cette énergie bon marché et abondante que seule la Russie pouvait et peut encore nous fournir par gazoduc, creusant ainsi un fossé pour l’industrie européenne et ouvrant la voie à la désindustrialisation.
La seconde Commission von der Leyen, qui s’est déjà révélée pire (c’est-à-dire plus néfaste pour les peuples et les nations européennes) que la première, promet et décrète depuis des années une indépendance totale vis-à-vis du gaz russe, qui devrait être effective d’ici fin 2027. Or, l’ONG allemande Urgewald, s’appuyant sur les données de la société d’analyse maritime Kpler, a signalé que 91 cargaisons sont arrivées en Europe par bateau depuis le terminal russe de Yamal, en mer de Kara, dans l’Arctique russe, entre janvier et avril.
LIRE LA SUITE > divergencepolitique.fr/2026/05/20/edito-quand-le-p…
2 weeks ago | [YT] | 68
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Divergence Politique
Le piège de Thucydide, les PDG américains, les exigences chinoises : comment s’est déroulée la rencontre entre Trump et Xi ?
par Paolo Hamidouche
Il convient de prendre en compte au moins trois aspects importants pour mieux analyser la rencontre entre Xi Jinping et Donald Trump. Le premier concerne le besoin commun des deux dirigeants d’instaurer la stabilité dans les relations bilatérales entre leurs pays respectifs.
Il convient de considérer au moins trois aspects importants pour mieux analyser la rencontre entre Xi Jinping et Donald Trump. Le premier concerne le besoin commun des deux dirigeants d’instaurer la stabilité dans les relations bilatérales entre leurs pays respectifs. Le second porte sur les moyens d’atteindre cet objectif.
Tandis que Xi justifiait la nécessité de parvenir à un accord pour protéger le monde entier, presque comme s’il s’agissait d’une mission historique, Trump, dans une démarche ouvertement mercantile, a invoqué le commerce et souligné qu’il avait dépêché à Pékin une délégation d’affaires de premier plan composée des dirigeants des plus importantes entreprises américaines. Le discours de Trump, « Je suis ici aujourd’hui pour vous rendre hommage, ainsi qu’à la Chine », s’est ainsi heurté à l’impérieuse nécessité, pour Xi, de « travailler ensemble pour relever les défis mondiaux et instaurer une plus grande stabilité dans le monde ».
LIRE LA SUITE > divergencepolitique.fr/2026/05/14/le-piege-de-thuc…
2 weeks ago | [YT] | 78
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Divergence Politique
Divergence Politique arrive sur la plateforme Twitch !
Retrouvez nous ! www.twitch.tv/divergencepolitique
4 weeks ago | [YT] | 47
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Divergence Politique
Nouveaux accords et partage de savoir-faire : le plan de Sánchez pour coopérer avec la Chine !
Par Paolo Hamidouche
En Chine, Pedro Sánchez appelle à une coopération accrue mais aussi à une plus grande ouverture commerciale de Pékin, en recherchant des accords et des technologies.
Pedro Sánchez a entamé sa quatrième visite d’État en Chine mardi passé par une conférence à l’université Tsinghua. Il ne s’agit pas d’une université comme les autres, mais de celle que l’on surnomme le « Harvard du Parti communiste chinois », un lieu fréquenté depuis des années par de nombreux présidents, premiers ministres et membres de l’élite politique chinoise. Ce centre d’excellence académique forme des personnalités de renommée mondiale dans les domaines des sciences, des technologies, de l’ingénierie et des mathématiques. Un vivier de talents toujours plus brillant, d’où est également issu Xi Jinping, qui y a étudié l’ingénierie et obtenu un doctorat en théorie marxiste. C’est dans ce contexte que M. Sánchez a lancé un appel à la compréhension entre l’Union européenne et la Chine.
« Nous sommes appelés à nous comprendre et à coopérer », a déclaré le Premier ministre espagnol. Il a ensuite lancé un avertissement éloquent : « Nous avons besoin que la Chine s’ouvre pour que l’Europe n’ait pas à se replier sur elle-même. »
LIRE LA SUITE divergencepolitique.fr/2026/04/22/nouveaux-accords…
1 month ago | [YT] | 246
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Divergence Politique
SONDAGE MINI VIDEO PAULA WHITE | JESUS TRUMP | Votre avis ...
1 month ago | [YT] | 39
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Divergence Politique
Russie, le massacre des généraux : à Moscou ou au front, la vie dangereuse des hauts gradés !
Par Paolo Hamidouche
Durant les quatre années de guerre contre l’Ukraine, la Russie a perdu un grand nombre de généraux. Comment cela a-t-il pu se produire ?
Le ministère russe de la Défense a confirmé le décès du général Alexandre Otrochtchenko, commandant des forces de défense aérienne de la flotte de la mer du Nord. Otrochtchenko est mort le 30 mars lors du crash d’un avion de transport militaire AN-26 en Crimée, accident d’avion selon la version officielle. Sa mort allonge la liste des officiers supérieurs russes tués durant les quatre années de guerre contre l’Ukraine, tant à l’extérieur (sur le front) qu’à l’intérieur du pays (lors d’attaques organisées par les services de renseignement ukrainiens).
LIRE LA SUITE divergencepolitique.fr/2026/04/14/russie-le-massac…
1 month ago | [YT] | 50
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Divergence Politique
HONGRIE : L’EMPIRE (UE) CONTRE-ATTAQUE, MAIS PLUS ENCORE LA DÉFAITE DU MODÈLE TRUMP
Bien que les résultats soient pour le moment non définitifs, Viktor Orbán a reconnu sa défaite tard dans la soirée d’hier. Le désormais ancien Premier ministre hongrois, au pouvoir depuis 16 ans avec son parti Fidesz, vient de manquer son pari de rester en place malgré une pression étouffante de l’Union européenne pour que le petit État rentre dans le moule d’une supra-organisation qui s’impose désormais aux États membres.
« La Hongrie a choisi l’Europe. »
Par cette phrase, Ursula von der Leyen a salué la victoire du « conservateur pro-européen » Péter Magyar, affilié au PPE à Bruxelles, qui fêtait sa victoire ce dimanche aux côtés d’Alexandre Soros devant une foule enthousiaste rêvant de plus de démocratie européenne et de davantage de flexibilité sur les questions d’immigration et de droits LGBT.
Avec environ 138 sièges, Tisza remporte même la « supermajorité », fixée à 130 sièges sur les 199 à élire, et s’assure ainsi une marge de manœuvre confortable pour réformer. Une cuisante désillusion électorale donc pour Viktor Orbán, qui avait reçu la semaine dernière le soutien médiatisé de JD Vance et du président Donald Trump. Or, JD Vance est noté à -18 dans un sondage CNN auprès de ses concitoyens, ce qui constitue la plus mauvaise cote de popularité d’un vice-président depuis Dick Cheney (2001-2009). Quant à Trump, controversé par ceux qui l’ont porté au sommet, désormais détesté par une partie de sa base MAGA, celui qui représentait un réel changement est devenu le symbole de la trahison et de la guerre, deux sentiments d’instabilité incompatibles avec les attentes des patriotes européens qui ne rêvent que d’un retour des nations.
LIRE LA SUITE > divergencepolitique.fr/2026/04/13/hongrie-lempire-…
1 month ago | [YT] | 63
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Divergence Politique
Iran-États-Unis : aucun accord à Islamabad. Mais Ghalibaf et Vance se serrent la main !
Par Paolo Hamidouche
La première fois, elles ont duré deux mois ; la deuxième, environ un mois ; la troisième, 21 heures. La confrontation la plus longue et la plus tendue entre l’Iran et les États-Unis. Mais les négociations nucléaires iraniennes, qui se sont déroulées d’avril 2025 à avril…
La première fois, les négociations ont duré deux mois ; la deuxième, environ un mois ; la troisième, 21 heures. Il s’agissait de la confrontation la plus longue et la plus tendue entre l’Iran et les États-Unis. Or, les négociations nucléaires iraniennes, qui se sont déroulées d’avril 2025 à avril 2026, ont jusqu’à présent abouti au même résultat concret : aucun accord. Les récentes discussions intenses et complexes à Islamabad le confirment.
Iran-États-Unis : 47 ans de rivalité ne peuvent être résolus en 21 heures.
La délégation américaine, conduite par le vice-président J.D. Vance, et la délégation iranienne, menée par le président du Parlement Mohammad Ghalibaf et le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi, se sont engagées dans un véritable marathon de négociations sous la médiation du Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif à Islamabad, sans qu’aucune solution ne soit trouvée. Attendons avant de parler d’« échec » : la haine accumulée, les contradictions issues de la guerre, les tensions latentes étaient telles qu’il nous faut attendre et voir comment la situation évoluera.
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1 month ago | [YT] | 96
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